Sommaire du n°628
Saint-Malo Imprimer Envoyer
Écrit par Th. Montoriol   
Lundi, 30 Août 2004 01:00

La ceinte baie

Plantée devant la mer infidèle, la cité corsaire voit les eaux la quitter deux fois par jour, découvrant à chaque marée une baie aussi mal pavée que généreuse en mouillages insolites. Ceinturée par les cailloux, elle se flatte de ses orgueilleux occupants: rochers affûtés et bancs nonchalants. Héritiers des grands pourfendeurs d'écume qu'étaient Cartier et Surcouf, les concurrents de la Route du Rhum ont choisi Saint-Malo pour se lancer vers les Antilles.
 

Présentation

Juché sur une bascule de 14 mètres d'amplitude, tout ce qui flotte devant la ville, ceinte de remparts comme de roches sournoises, doit conjuguer avec ce marnage. Compromission séduisante: les îles se déshabillent sans tergiverser, les plages se dévoilent sans pudeur et les cri­ques se font câlines pour les plaisanciers qui aiment musarder. En quelques heures, la côte donne dans le grandiose. La minuscule anse de contrebandier se transforme en une vallée de sable. Le petit bois qui trempait ses racines dans l'eau devient un lointain amer perdu dans un désert solitaire. La plage lilliputienne de Solidor allonge ses épaules blondes à perte de vue dans le varech.

A condition d'avoir bien noté les horaires de marée, la navigation, entre l'île des Hébihens à l'ouest et la pointe de la Varde à l'est, pour pittoresque qu'elle soit, n'est pas exempte de plaisirs nautiques. Mais gare au malheureux un peu exubérant qui imaginerait pouvoir s'écarter des grands boulevards balisant les accès à la rade. Il sera vite rappelé à l'ordre par les coups de semonce qu'infligent sans pitié les innombrables cailloux truffant les abords des chenaux. Gare aussi à l'imprudent qui ne verrait pas les signes annonciateurs de l'impertinent clapot méchamment lâché par les flux d'ouest, dès que le courant remonte le vent. Tout particulièrement aux approches du Buron, dans le nord-est de l'île de Harbour.

Un estran qui tient du barbelé

Une légende tenace du pays malouin assure que beaucoup d'Anglais mal attentionnés y ont encaissé de fameuses claques au siècle dernier. Le coin a d'ailleurs mauvaise réputation, quel que soit le temps. L'accès à la rade de Saint-Malo n'est vraiment possible qu'en respectant l'alignement du phare de la Balue et celui du Grand Jardin d'abord, et l'axe la Balue par le phare au fond du port des Bas-Sablons ensuite. On l'appelle la Petite Porte... Il est également recommandé de ne pas s'approcher des deux îles qui font face à la ville fortifiée. Le Petit Bé et le Grand Bé sont très beaux à voir, mais de loin, et aucun mouillage n'y est vraiment sûr: infestés de roches acérées, couronnés d'un estran dont la dentelle tient du barbelé.

Par la terre, l'antique cité de la côte nord est plutôt à découvrir au printemps ou à l'automne. Sauf si on cherche à se faire marcher sur le ventre par des touristes omniprésents. Cette ville sans peur, rebelle à se laisser conquérir par les armes, ne l'aura finalement été que par le coeur.



Les ports

Saint-Malo

Saint-Malo revendique la plus importante flotte de plaisance de Bretagne Nord. Point de départ idéal pour les courses au large, il accueillera les coureurs de la Route du Rhum (départ les 9 et 10 novembre prochains). Ils succéderont à d'autres découvreurs: Jacques Cartier vers le Canada ou Beauchesne vers le Pérou. Sans oublier Surcouf, parti à la découverte des cales pansues qui tombaient entre ses pattes. Saint-Malo est divisé en cinq basssins, le Vauban, le Duguay-Trouin, le nouveau port des Bas-Sablons, le Jacques Cartier et le Bouvet. Seuls les trois premiers acceptent les bateaux de plaisance.

Les Bas Sablons

Abrité de tous les vents, notamment depuis la construction de la cale des ferries, le port possède 1216 places sur ponton avec cat-way, eau et électricité. Les plaisanciers qui viendront pour le départ de la course seront accueillis ici, les bassins Vauban et Duguay-Trouin étant réservés aux participants.
Accès: de jour comme de nuit, alignement des deux feux fixes à 71°, au sud de l'écluse. Attention au seuil qui maintient les bateaux à flot, franchissable 9 à 10 h par marée selon les coefficients. La profondeur est indiquée à l'entrée de la jetée et trois coffres sont disponibles dans la mini-rade pour attendre le niveau de 2 m si nécessaire.

Bassin Vauban

La plupart des concurrents de la Route du Rhum seront amarrés ici. En temps normal, les plaisanciers peuvent trouver refuge sans problème dans la partie nord. Accès par l'écluse du Naye (canal 12), ouverte deux heures et demie avant et après la pleine mer.

Bassin Duguay-Trouin

Le plus au sud de tous, il accueillera aussi les concurrents. Les plaisanciers qui ne trouvent pas de place ailleurs parviennent à s'amarrer au quai, à gauche en entrant après le pont levant.

 

Dinard

A l'ouest de Saint-Malo, l'accès à Dinard se fait par une grosse baignoire bien protégée des vents d'ouest et sud-ouest. Emperlé de demeures somptueuses flanquées à l'aplomb des falaises, le chenal d'accès est parfaitement balisé vers le fond de la baie du Prieuré, où l'on peut mouiller jusqu'au travers de la pointe de la Vicomte, à condition de s'échouer. Sinon, mieux vaut embouquer le chenal et planter son grappin devant le quai de la Perle, ou à la Souille. La profondeur oscille entre un et deux mètres, même par gros coefficient. Les abords de la cale sont uniquement accessibles à marée haute, au sud de l'anse du Bec de la Vallée. Le périmètre est balisé par deux bouées cardinales visibles depuis la basse du Chenal.

 

Saint-Cast

Moins tapageuse que Dinard, la commune de Saint-Cast abrite une communauté de familles hautaines implantées de longue date, souvent issues de souches versaillaise ou saint-germanoise. Le désespoir des agences immobilières qui n'ont qu'exceptionnellement la chance de proposer une maison à vendre. Chasse gardée. Mais pas interdite. La vie y est douce pour les équipages débarqués qui savent se fondre dans le moule. C'est l'un des endroits d'où l'on pourra observer de près le départ de la Route du Rhum, avec le promontoire voisin du fort de la Latte.

 


Mouillages

Ile de Cezembre, la sentinelle du sud

C'est le Saint-Barthélemy des Malouins, autrefois dévoué aux tirs de réglage d'artillerie. A 2,5 milles des Bas-Sablons, cette grande sentinelle se targue de posséder une plage orientée plein sud. Ce qui en fait une escale convoitée et facilement saturée, d'autant que son accès est sans difficulté dès la mi-marée, en empruntant le passage profond de 5 à 8 m balisé par l'alignement des deux panneaux blancs carrés ensouchés à la côte. On y mouille en eau profonde devant une grande langue de sable doré baignée de parfums de coriandre et de safran, à quelques mètres de la cale récemment consolidée. Les dériveurs et catamarans peuvent s'échouer à l'est de l'ouvrage en se méfiant d'un ressac qui devient parfois agressif par fort coefficient de marée. Cezembre est particulièrement courue pour son restaurant qui, s'il ne dispose ni d'eau ni d'électricité (tout arrive par bateau), propose les meilleures gambas et poissons grillés ou poêlés de la région. La grosse cote de cet endroit tient autant à la qualité de la cuisine qu'à la gouaille sympathique du patron des lieux: Franck. Ouvert le week-end durant l'année et tous les jours jusqu'en septembre pendant la saison.

Ile des Hébihens-Saint-Briac, l'ancre au pied du donjon

Le grand chic. Plage au sud de l'île en pente douce, mouillage forain accessible la moitié du temps sur des fonds d'excellente tenue, échouage ou béquillage façon demoiselle et à l'abri des vents dominants: c'est le quartier réservé des Malouins de bonne souche. Les hôtes de la plage, qu'ils soient venus au moteur ou à la voile, font bon ménage, apprécient l'endroit en connaisseur et sont très accueillants, pourvu que les visiteurs respectent la charte des convenances, laquelle ne date pas d'hier. L'accès du mouillage principal est au sud-est mais celui du donjon a les préférences des amateurs de rivages moins fréquentés. En revanche, il n'est abrité qu'à marée basse, quand le banc de sable découvre.

En face, Saint-Briac offre des mouillages assez sûrs dans les anses du Nivet et du Bechay, surplombé par un magnifique petit manoir. On peut tenter de s'amarrer sur l'un des coffres, s'ils sont disponibles. Les bateaux échouent sur des fonds de bonne tenue (sable et vase), que l'on jette l'ancre d'un côté ou de l'autre de l'estuaire du Fremur, voire devant la cale de Lancieux.

 

Rothéneuf, une enclave dans les pins

Noyé dans les pinèdes et enchâssé dans une vulve de sable, le havre de Rothéneuf se mérite. Il faut l'approcher par l'ouest, en contournant la pointe de la Varde, puis en empruntant le chenal de la Bigne jusqu'à franchir l'alignement de la roche Durand et la tourelle de Rochefort, au large. Reste alors à faire les 500 derniers mètres en se calant sur le 162° vers la pointe Besnard et en surveillant avec attention la roche Roger, de vilaine réputation. Un petit paradis aux couleurs fauves et amandes, accessible trois heures avant et après la BM. Au-delà, c'est la punition de l'échouage et se retrouver au plain sans l'avoir voulu, c'est toujours humiliant...

La Rance, dans le sillage des guerriers

La remontée de la rivière est un exercice difficile mais bien rémunéré: une pléiade de mouillages forains s'offre aux relâches indolentes. Il faut néanmoins rester très prudent à l'approche de l'usine marémotrice qui peut créer des courants attirants à la Calypso: dangereux et déroutants. Le prix à payer pour suivre le chemin des envahisseurs normands qui avaient la désagréable habitude de piller églises et châteaux jalonnant le cours de la rivière. La première écluse s'ouvre toutes les heures quand le niveau de la marée est 4 m au-dessus du zéro des cartes. Se présenter à H - 20 min et contacter le responsable (VHF canal 13 ou 0299163737). En période d'affluence, les bateaux sans mâts pénètrent les derniers dans le sens mer-rivière et les premiers dans le sens bassin-mer. Il est interdit de mouiller entre les extrémités nord et sud de l'écluse et les portes d'accès au sas, où la manoeuvre des vannes d'eau peut générer des courants violents. Des bouées d'attente d'éclusage (blanche) sont disponibles à la frange de la zone interdite, côté mer et bassin. Il ne faut surtout pas tenter de pénétrer dans la zone interdite, matérialisée par une ligne de bouées de part et d'autre de l'usine. La carte du Shom 4233 est vivement conseillée.

Le cap Fréhel, vigie face à la mer

Les hurluberlus l'appellent le belvédère. Ce qui fait bien rigoler les natifs, d'ailleurs peu nombreux, de l'endroit. Outre qu'ils se passeraient volontiers, comme le souligne Mathurin, cantonnier de son état, d'avoir à "nettoyer sans arrêt les résidus de ces foutriquets de Parisiens, qui en balancent aux quatre vents et pas foutus de se baisser". Les habitants du cap n'en attendent pas moins avec impatience le départ de la Route du Rhum. "On verra ça bien mieux d'ici, ajoute le cantonnier, qui s'en frotte déjà les mains. Si y'en a un qui sera aux premières loges, c'est moi." Ceux qui le désirent peuvent mouiller ou croiser devant ce cap mythique, en eaux profondes et quasiment accores, sauf à parer un vilain banc de roche bardant le côté est de la pointe.

Informations pratiques

Marées, courants et vents

Les marées

Très sensible à l'effet Venturi créé par le vaste entonnoir qui sépare l'Angleterre de la France, l'onde de marée vient d'abord de l'ouest. Cette première strate se superpose à une deuxième onde, réfléchie par la presqu'île du Cotentin et par les côtes, entre le débouché de la Somme et le cap Gris-Nez. Un troisième vecteur vient de mer du Nord. Ces couches successives créent de fortes variations, aussi bien pour les amplitudes que pour les heures de renverse. Le marnage, l'un des plus fort d'Europe, atteint 14 m. En venant du large, notamment de l'étroit passage de la Déroute ou du Petit Russel, entre Guernesey et Sercq, on aura intérêt à bien calculer les heures d'atterrissage pour accéder aux ports de la côte malouine ou pour béquiller sans hâte sur les innombrables mouillages qu'offre la baie.

Les courants

A fort marnage correspond fort courant. La Manche est agitée d'échanges d'eau de plusieurs milliards de mètres cubes. La plupart sont influencés par la presqu'île du Cotentin et l'archipel des Anglo-Normandes. En grandes vives-eaux, les courants peuvent dépasser 8 noeuds. Le plus ardu à affronter reste la délicate période de la renverse où le courant, s'opposant au vent, lève des clapots courts et puissants qui rendent la navigation très inconfortable. Quand les flux de contre traversent le sens de la marée, l'eau peut se transformer en une succession de tourbillons, notamment entre les Grelots et les Burons où l'effet marmite est à peu près inévitable.

Les vents

Soumise au régime général de la Bretagne Nord, cette côte est dominée par les vents d'ouest. Les rares pêcheurs encore en activité indiquent que les coups de torchon les plus violents viennent souvent du nord-ouest, et s'engouffrent sans retenue dans la rade, parfois même jusque sur la Rance. Les flux de nord-est ne sont pas moins dangereux, parfois plus longs à prendre de l'ampleur, mais levant une houle croisée avec la sortie de la rivière qui peut être périlleuse si on se laisse surprendre. D'autant que le ciel qui précède ces manifestations brutales peut très bien être limpide, dépourvu de nuages annonciateurs et donc procurer une quiétude aléatoire.

Météo

Deux bulletins/jour au port des Bas-Sablons. Météo France: 0892680235. Météo Consult: 0892681234.

Histoire

Replié derrière les murs

Les premiers Malouins avaient le nez creux mais pas la bosse du commerce. D'abord installés à Alet, dans l'anse de Solidor, mieux protégée à cette époque, ces Gaulois de la tribu des Coriosolites y avaient jeté leurs feux à la sortie de la Rance. Une tour s'élève aujourd'hui et marque l'endroit d'où les intrépides navigateurs partaient pour commercer avec la Grande-Bretagne, les Flandres, l'Italie et l'Espagne. Ce sont les Normands qui, en occupant la cité d'Alet, mirent un terme à la prospérité de ce gros bourg très actif. Les chefs des tribus gauloises se replièrent sur Canalc'h, mieux protégé des incursions venues de la mer. Ils donnèrent à la place le nom d'un ermite qui ne pensait sans doute pas qu'il serait suivi d'une horde d'aventuriers très éloignés de son sacerdoce d'origine. Les Robert Surcouf, Jacques Cartier ou Jean-Marie Charcot ont marqué de leurs exploits cette enclave dans l'Histoire. Chateaubriand s'étant chargé de lui donner ses lettres. La seule arête qui reste en travers de la gorge des Malouins, ce sont les bombardements qui ont détruit la ville en 1944. Et ils ne venaient pas de l'ennemi. Ce dur tribut à la reconquête est encore lourd à digérer.

A ne pas manquer

A visiter

Des requins entreles remparts et les livres

Outre la vieille ville, qui mérite le détour, Saint-Malo organise deux manifestations littéraires: le célèbre salon "Etonnant Voyageur", du 6 au 9 juin 2003, et le festival de bandes dessinées "Quai des bulles", du 25 au 27 octobre. Le grand aquarium est également un endroit étonnant avec son anneau à requins et le bassin "tactile", où l'on peut toucher de la main les différentes espèces de poissons qui évoluent dans l'eau.

La tour Solidor et le musée des Cap-horniers

C'est un phare sans lumière qui domine l'histoire de la ville. La tour Solidor fut construite en 1382 par Jean IV, duc de Bretagne, alors en conflit avec l'évêque de Saint-Malo. Composée de trois tours de 18 m, elle se vit coiffée d'une toiture en ardoise au début du xxe siècle. Elle fut utilisée successivement pour garder l'estuaire de la Rance (elle s'appelait à l'origine Striridor: porte de la Rivière), comme caserne puis comme prison. Elle a même été dotée d'un télégraphe Chappe et servit de sémaphore. Elle sera cédée à la ville de Saint-Malo en 1969 pour en faire un musée dans lequel l'amicale des Cap-horniers présente cartes, maquettes, instruments de navigation. Les différents étages de la tour retracent l'histoire des voyages extraordinaires autour du cap Horn. Durant trois siècles, cette route fut capitale pour relier l'Europe à l'Asie et l'Amérique. Des centaines de grands voiliers, dont beaucoup périrent, suivirent cette ligne qui sera délaissée après l'ouverture du canal de Panama.

Le musée Jacques Cartier

Installé dans l'ancien manoir de Rothéneuf, il mérite lui aussi le détour, tout comme celui de la ville, installé dans le château de la ville fortifiée.

A voir

Les remparts:  Véritables coursives ceinturant la ville, les chemins de ronde serpentent entre murs et remparts. Inaccessible aux véhicules, ce lacis de venelles conduit vers des endroits insoupçonnables.

Les enseignes: Ferronneries adroites ou martiales, poétiques ou racoleuses, elles balancent avec nonchalance leurs effigies de corsaires. Parfois très anciennes, elles méritent bien de lever le nez en passant.

Les musiciens: De plus en plus tournée vers le tourisme grand format, la vieille ville aime accueillir des formations musicales sur ses places merveilleusement étriquées.

Le fort de la Conchée: Cette vieille fortification est le principal repère des plaisanciers qui arrivent par l'est. Restauré par les Monuments historiques, ce fort datant de Vauban a un accès strictement limité.

Le Grand Jardin: Ce phare, avec celui de la Balue, donne les clefs du chenal de la Petite Porte. Autant dire un sésame qui matérialise l'inévitable alignement à 128° 7 permettant d'accéder au port.

Nos adresses

La Duchesse Anne, eau à la bouche et gratin salé
Dite "La Duche", une institution. Le fils de cette halte déjà rendue célèbre par le père confirme que le talent se transmet génétiquement. Le "Tout Saint-Malo-Dinard" s'y donne rendez-vous et, s'il est devenu un peu plus regardant sur l'addition, il ne boude pas son plaisir. Probablement la plus belle table de la côte qui revendique une cuisine très traditionnelle. De 48 à 60 euros. Le Chalut, objet des convoitises
La coqueluche des fines gueules, le Chalut est tenu par Jean-Philippe Foucat.Quasi­ment confidentiel, il ne propose que 25 couverts par service et il faut retenir sa place très longtemps à l'avance. L'endroit est tellement sollicité qu'on n'a guère le temps de faire des efforts pour l'accueil en salle. Mais rien n'y fait, on s'y précipite. Le tout est d'y être... Menus à 31 euros, 46 euros et 59 euros. Poisson uniquement.

Fleur de Sel, cuisine en dentelle
Mouillé dans le quartier de Rochebonne et lui aussi spécialisé dans les produits de la mer, ce restaurant fait dans la dentelle à petit prix (menus de 19 à 25 euros). Considéré comme une valeur sûre de Saint-Malo.

Discothèques
Il y en a très peu qui ne soient pas des attrape-gogos où l'on croisera surtout ce qu'on appelle ici des KGB (K Way, glaces, basket). Le Cunningham, au-dessus des Bas-Sablons, déroge à la règle mais c'est surtout un bar de nuit, plutôt chic et bien fréquenté.

Virée en eau douce
Les abords de la cité sont parsemés d'établissements qui font la joie des navigateurs. C'est surtout sur les bords de la Rance que fourmillent ces petites maisons transformées en gargotes très prisées des plaisanciers. On citera l'escale de Saint-Suliac, ancien village de terre-neuvas, où trois restaurants proposent une cuisine assise sur les ressources locales. Le mouillage y est facile et une petite cale permet de débarquer sans difficultés. Le bourg de Plouer-sur-Rance est doté d'un petit port avec quelques pontons et d'une cale qui mène tout droit à l'estaminet de Plouer, très fréquenté par les gourmets. A deux coups d'aviron de là, on tombe sur le Jersey Lilly, fondé par un Britannique.
Mise à jour le Mercredi, 07 Mai 2008 13:35
 
 

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