Sommaire du n°627
La Ciotat - Les Embiez Imprimer Envoyer
Mardi, 30 Novembre 2004 01:00

Trois baies à l'abri du mistral

Entre le cap de l'Aigle qui pointe son bec vers le ciel et le promontoire du cap Sicié, la côte provençale se creuse en un vaste plan d'eau relativement abrité du mistral. Même quand ce roi des vents souffle, la mer reste calme en baie de La Ciotat et les crêtes dépassent rarement un mètre dans celles de Bandol et de Sanary. Ce littoral, peu fréquenté, fait le bonheur des plaisanciers locaux qui ne se lassent pas de la transparence de ses criques et du cachet de ses petits ports.
 

Présentation

De quelque côté que l'on arrive, il est impossible de ne pas reconnaître les deux amers naturels qui bornent avec précision ce segment côtier long de treize milles. A l'ouest, le cap de l'Aigle est le plus spectaculaire: c'est un pic abrupt de roches rousses, haut de 155 m, qui doit son nom à son sommet caractéristique en forme de bec d'aigle. A l'est, le cap Sicié s'impose par sa silhouette massive au profil arrondi. Culminant à 358 m, il forme le saillant le plus remarquable de la côte entre Marseille et la frontière italienne. Dans ces régions où la visibilité est bonne, on l'identifie souvent dès la sortie de la rade phocéenne.
Le vaste plan d'eau qui s'inscrit entre ces deux caps offre un terrain de jeu idéal pour des croisières d'un week-end à une semaine, en alternant mouillages forains et escales à quais suivant l'humeur de l'équipage et la météo du moment. Compte tenu des brèves distances entre ces escales, le rythme de croisière sera des plus tranquilles - ce qu'apprécieront les jeunes enfants et les équipiers novices -, avec la possibilité de se mettre rapidement à l'abri en cas de dégradation météo.

Des paysages grandioses

Plus authentique que la Côte d'Azur, ce littoral compte en effet cinq ports, auxquels s'ajoutent quelques darses plus modestes pour petits bateaux et une poignée d'ancrages en eau claire, avec une palette de décors naturels qui change totalement de l'un à l'autre. Autour de la calanque de Port d'Alon, par exemple, de grands pins maritimes couvrent tout le paysage jusqu'au bord de l'eau. Quelques milles plus loin, le phare de l'île du Grand Rouveau s'ancre sur des strates de roche gris vert où ne s'accroche qu'un maigre maquis. Et le bec de l'Aigle, déjà impressionnant vu de loin, révèle quand on s'en approche la grandiose beauté de ses grès roux, taillés par les vents marins en figures fantasmagoriques qui se penchent sur l'eau bleue.

 

 

Les ports

La Ciotat

Malgré les anciens chantiers navals, en partie démantelés, qui gâchent quelque peu le paysage aux abords, le vieux port de La Ciotat a gardé son âme provençale, avec sa grande église du xviie qui se reflète dans l'eau calme, ses façades traditionnelles et ses pointus amarrés aux quais de pierre taillée. Les cafés et restaurant populaires alignés au bord de l'eau y entretiennent en toute saison une atmosphère animée, sans la frénésie touristique de la Côte d'Azur, et tout le centre historique de la ville, devenu piétonnier, a été joliment restauré.
L'accès ne présente aucune difficulté, de jour comme de nuit. L'entrée du vieux port est plus sûre que celle du bassin de plaisance par grosse mer de sud, ce qui est rare. Venant de l'ouest, on passe sans problème entre l'île Verte et le cap de l'Aigle, ce qui fait gagner trois quarts de mille.

Bandol

Construit dans les années soixante, Bandol fut un des premiers ports de plaisance modernes de Méditerra­née. C'est aussi l'un des plus grands: près de 1500 places à quai. L'ancienne bourgade provençale se devine difficilement derrière les nombreu­ses boutiques, bars et restaurants qui bordent le front de mer, mais l'escale reste néanmoins agréable, d'autant plus que l'accueil au port est courtois. Ceux qui aiment la vie nocturne y apprécieront les boîtes de nuit et le casino installé à quelques centaines de mètres des quais.
L'accès est facile avec une passe d'entrée large de 40 m. Il faut toutefois prendre garde au trafic, intense en haute saison. Evitez aussi de serrer de près les musoirs, surtout par grosse mer de secteur sud.
De nuit, il faut approcher en veillant à bien se tenir dans le secteur blanc du feu du môle extérieur, pour parer la tourelle de la Fourmigue, non éclairée, située à 500 m au sud de l'entrée du port.

Sanary

Au centre d'un village qui a beaucoup de cachet, le petit port de Sanary souffre d'un manque chronique de places visiteurs. Il est donc conseillé de contacter la capitainerie avant d'arriver. C'est dommage, car c'est une des plus séduisantes escales de la région, avec son quai bordé de palmiers et ses pêcheurs qui vendent le poisson dès leur retour de mer. Touristique l'été, Sanary reste très vivant en toute saison. L'idéal est d'y venir un jour de marché, mercredi ou dimanche. Bien approvisionné et haut en couleurs, celui-ci plante ses étals sous les ombrages, près du port, ce qui est bien pratique pour refaire le plein de la cambuse.
Approche : le clocher pointu de l'église offre un bon amer, cap au nord. L'entrée est étroite et frangée côté est par un banc que signale une bouée tribord. Manoeuvrez avec prudence car l'espace est limité.

Les Embiez

Enclavé dans la côte nord de l'île des Embiez, ce port bordé de pins et de massifs de fleurs est un abri parfait par tous les temps. L'absence de voi­ture sur l'île (à part quelques véhicules de service), y garantit un calme absolu, même l'été, qui fait oublier le décor d'opérette et les statues néo-classiques chères à feu Paul Ricard, créateur du port. La nature règne sur la plus grande partie de l'île qui offre de jolies promenades à pied.
L'accès de jour est facile, par un court chenal, étroit mais bien balisé, conduisant à l'entrée du port. De nuit, il faut parer la tourelle non éclairée de La Casserlane, il suffit pour cela de veiller à bien rester dans le secteur blanc du feu de la pointe du Canoubié, puis suivre le feu directionnel du chenal d'entrée. L'accueil est courtois et la capitainerie s'efforce de trouver une place à tous les bateaux de passage.

Autres ports

Les Lecques : on peut passer sans regret devant ce port de plaisance à 2,5 milles à l'est de La Ciotat, qui n'offre que de rares places pour les visiteurs et est bordé par une station balnéaire sans charme. On y trouve tout de même une station de carburant, moins prise d'assaut l'été que celles des ports voisins.
La Madrague : un peu plus loin, ce minuscule port a nettement plus de charme mais ne peut accueillir que des unités de moins de 8 m et d'un tirant d'eau inférieur à 1,5 m. A défaut, on peut facilement mouiller à l'extérieur.
Les Engraviers : à 1 mille à l'ouest de Bandol, passez sans hésiter loin de ce bassin privé, remarquable seulement par la laideur de l'immeuble qui le surplombe.
Bendor : face à Bandol, cette île, propriété de la famille Ricard, comme celle de Embiez, est dotée d'un minuscule port, calme et insolite, qui peut accepter un ou deux bateaux de passage suivant la place disponible.
La Coudoulière : dans la rade du Brusc, ce port est juste un parking pour bateaux locaux, sans rien autour. Celui du Brusc ne dispose pas non plus de places pour visiteurs.

Mouillages

Si les mouillages ne manquent pas, la plupart d'entre eux sont peu recommandés par vent fort. Heureusement, on peut compter sur la complicité d'une météo clémente de mai à octobre. Ce segment côtier se prête également à de brèves croisières hivernales, en profitant des périodes ensoleillées. Et, même si la météo devient chagrine, il est rare que l'on ne puisse naviguer dans ce coin d'un port à l'autre, ce qui ne sera jamais désagréable car ceux-ci ne manquent ni de charme ni de ressources gastronomiques.

Calanque de Figuerolles

(43° 09,9 N - 5° 35,8 E)
Cette faille étroite, à peine visible du large, entaille la côte à quelques encablures à l'ouest du bec de l'Aigle. Le décor de grès et de poudingues ocre rouge, où s'accrochent quelques pins tordus par le mistral, est saisissant et révèle toute sa splendeur au soleil couchant. Au fond de la calanque, quelques maisons, dont un restaurant, sont enfouies dans la verdure d'un vallon luxuriant. L'accès est sain, avec de grandes profondeurs à l'entrée, diminuant progressivement vers le fond, où un vieux quai, par 1,50 m d'eau, est peu propice à l'amarrage. On mouille par 6 à 15 m en s'amarrant au besoin aux rochers car la place est limitée. Cet ancrage n'est conseillé que par beau temps car la tenue du fond est médiocre et le mistral y provoque du ressac.

Ile Verte

(43° 09,8 N - 5° 37,2 E)
Séparée du bec de l'Aigle par une passe large de 450 m, l'île Verte est couverte de pins d'Alep et de maquis. Peu élevée (49 m), elle offre un mouillage de beau temps dans un cadre sauvage, avec de beaux sites de plongée aux alentours. La seule construction est le restaurant Chez Louisette, niché au fond de la calanque Saint-Pierre, l'unique de la côte nord. Un appontement permet de débarquer en annexe. Les abords sont francs de tous les côtés, la sèche du Canonnier étant balisée par une tourelle tribord totalement décolorée. On mouille de préférence près de la côte nord, abritée de la brise de mer, par 7 à 15 m d'eau, sur des fonds de posidonies.

Port d'Alon

(43° 08,8 N - 5° 42,6 E)
A part un bar-restaurant sur la plage, aucune construction n'est visible autour de cette splendide calanque cernée de pinèdes, où l'eau est toujours d'une grande clarté. La beauté du cadre naturel ne doit pas faire oublier, en entrant comme en sortant, la redoutable sèche d'Alon, difficile à localiser sous 0,60 m d'eau, à 200 m au sud de l'entrée. Les profondeurs sont de 4 à 12 m dans la calanque, avec des fonds de sable ou de posidonies suivant les endroits. La baie adjacente de la Moutte, plus vaste et plus tranquille, offre une bonne alternative quand il y a trop de monde à Port d'Alon. L'environnement est aussi sauvage quoique moins attrayant.

Ile du Grand Rouveau

(43° 04,9 N - 5° 46,3 E)
Cette île, située juste à l'ouest de celle des Embiez, est facile à reconnaître grâce au phare carré qui la surmonte. Un mouillage agréable se trouve sur sa côte est-nord-est, face à une petite plage d'où part le chemin qui monte au phare. On mouille au nord de l'île, par 2 à 4 m d'eau, à 50-100 m de la plage. En approchant, prenez garde à une roche couverte de 2 m d'eau sur des fonds de 4-5 m, à environ 100 m de la plage. La passe entre le Grand Rouveau et Les Embiez, large de 600 m, est encombrée par de nombreux écueils. Elle offre toutefois un passage, large d'environ 100 m, avec 5 à 7 m d'eau au milieu, entre le gros rocher de la Cauvelle et les roches affleurantes du Sautaire, que l'on prend en relevant la tourelle la Casserlane à 20,5°.

Ile des Embiez

(43° 05,1 N - 5° 46,7 E)
Cette île offre de beaux ancrages, le plus habituel étant près de sa côte nord, à l'est de l'îlot du Petit Rouveau, où on trouve des fonds réguliers de 3 à 10 m à moins de 100 m du rivage. On approche par le nord de la Casserlane. On peut aussi passer au sud, à condition de ne pas serrer le Petit Rouveau. Ce mouillage est mieux abrité de la brise de mer que ceux de la côte est de l'île. Ces derniers, de part et d'autre de la pointe Saint-Pierre, doivent être approchés avec prudence car de nombreuses roches frangent le rivage. Heureusement la clarté de l'eau facilite le repérage.

Autres mouillages

Les baies de La Ciotat, des Lecques, de Bandol et de Sanary offrent des mouillages sûrs avec des fonds de sable réguliers mais le développement immobilier de leurs rivages n'a rien de séduisant. On trouve néanmoins deux endroits assez préservés, devant la côte sud-est de la baie des Lecques (près du petit port de La Madrague) et dans la partie est de la baie de Bandol. Ces deux ancrages, assez peu fréquentés, sont sûrs par vent d'est, avec des fonds de bonne tenue.

A visiter

La Ciotat, vieille ville et musée

Moins célèbre que Cassis ou Saint-Tropez, La Ciotat est sans doute le plus authentique des ports de la Côte d'Azur. Les venelles et les places de la vieille ville, bordées de maisons des xviie et xviiie siècles, méritent quelques flâneries. Le musée du vieux La Ciotat, installé à l'extrémité du port, dans la tour Bérouard, résume l'histoire de la ville depuis l'Antiquité et permet de comprendre son importance dans la vie maritime, du xve siècle jusqu'au développe­ment des grands chantiers navals, aujourd'hui déman­telés, où furent construits les plus grands pétroliers du monde dans les années soixante-dix.

Les Embiez, Aquascope

L'Aquascope est un semi-submersible à parois de verre d'où l'on découvre la flore et la faune sous-marines sans se mouiller. Chaque visite (30 min) bénéficie d'un bon commen­taire. A programmer un jour sans vent pour que l'eau soit bien claire. Avril à fin octobre, départs quai de l'Embarcadère.

Institut océanographique Paul Ricard

A quelques minutes de marche du port des Embiez, cet institut-musée présente en quelques salles un aperçu didactique de l'écosystème marin de la région et des découvertes archéologiques sous-marines d'époque romaine: amphores, ancres, etc. Le premier étage est dédié à un aquarium où évoluent les principales espèces locales, notamment quelques mérous de belle taille. La visite est suffisamment brève pour intéresser les enfants sans les lasser. Entrée: enfants 2 euros , adultes 4 euros ; semaine 10-12h30/13h30-17 h, week-end 14-17 h.

A voir

Le bec de l'Aigle : Ce pic caractéristique limite à l'ouest la baie de La Ciotat et se reconnaît de loin.Ses tombants rocheux et poissonneux sont fréquentés par les pêcheurs et les plongeurs locaux.
Eglises de La Ciotat : Sur le port, l'église de Notre-Dame de l'Assomption, construite de 1600 à 1625 sur l'emplacement d'une chapelle du début du xve siècle, est le plus grand monument historique de la ville. La vieille ville compte plusieurs autres chapelles du xviie siècle bien conservées.
Le cap Sicié : Frontière est de cette région, il a une réputation justifiée de passage difficile par mistral, la mer y devenant alors très dure. Bien qu'il soit le cap le plus saillant de toute la côte, il n'est balisé que par un petit phare de portée limitée (9 milles).
Phare du Grand Rouveau : Sa tour carrée à merlons est, de jour, un des meilleurs amers de toute la zone. De nuit, son feu à occultations d'une portée de 15 milles en fait le principal guide nocturne entre La Ciotat et Les Embiez.
Le marché de Sanary : C'est un des plus pittoresques de cette partie de la côte méditerranéenne. On peut non seulement y faire son ravitaillement mais aussi y trouver des produits artisanaux de la région.

Informations pratiques

Climat, météo, documents nautiques, navigation...

Climat et météo

La belle saison dure de mai à octobre, avec une large prédominance de vents légers et modérés (82 % de vents de moins de 21 noeuds), sous un soleil presque permanent. Ces vents légers, en particulier d'ouest, se combinent souvent avec la brise de mer, soufflant du sud en journée jusqu'à force 5. La température moyenne de jour dépasse 20 °C dès mai et atteint 26 °C en août. On peut se baigner dès mi-mai, sauf par mistral qui pousse l'eau chaude de surface vers le large, avec une remontée des eaux profondes à 13-14 °C. Deux vents dominent: le mistral de secteur nord-ouest et le vent d'est, qui passe souvent à l'est-sud-est en longeant la côte. Le mistral est moins fréquent et moins violent l'été (2,5 % de coups de vent en août, 7,2 % en février). Le creusement d'une dépression sur le golfe de Gênes annonce toujours l'arrivée du mistral dans les heures qui suivent. Le plan d'eau de La Ciotat aux Embiez reste relativement protégé: le mistral y est moins fort qu'au large et y lève peu de mer. On peut donc presque toujours naviguer sans trop d'inconfort. Les coups de vents d'est, fréquents l'hiver et accompagnés de pluies, sont très rares l'été. En revanche les vents d'est modérés sont fréquents à cette saison, avec un ciel dégagé.

Documents nautiques

Cartes La Shom 7406S au 1/50000 (de Marseille à Toulon) peut suffire, mais nous con­seillons plutôt les deux cartes au 1/20000 n° 6612S (de Cassis à Bandol) et 6610 S (de Bandol au cap Sicié), idéales pour l'approche des mouillages.
Guides Le Bloc Marine Méditerranée, vendu par les shipchandlers, fournit tous les plans de ports et de nombreuses informations. Les Instructions nautiques (D22) sont également très détaillées, avec de nombreuses vues aériennes.

Navigation

En l'absence de marées et de courants significatifs, la navigation ne présente aucune difficulté. Les côtes sont franches presque partout, le seul danger non balisé étant la sèche d'Alon (couverte de 0,60 m d'eau). Il faut toutefois être attentif près du Grand Rouveau et des Embiez, ces deux îles étant frangées d'écueils.

Restaurants

Chez Louisette, île Verte
Impossible de se tromper : c'est la seule construction en service de l'île, face au petit débarcadère, une adresse comme on aimerait en trouver plus souvent. Louisette, pleine d'humour, est là depuis 44 ans et la pizza au feu de bois d'Yves est bonne. Salades, grillades, beignets de sardine, moules à la provençale et « marsouilles » (demandez-lui de vous expliquer) complètent la carte. Une cuisine et une ambiance familiale, mais sachant que tout vient par bateau, même la glace et l'eau, on ne peut pas exiger de fioritures. Environ 20 e le repas complet, moins pour une belle pizza avec boisson, bouillabaisse sur commande. Ouvert tous les jours.
Chez Tania, calanque de Figuerolles
C'est ici que fut proclamée, dans les années 70, la République indépendante de Figuerolles, avec constitution, pavillon national et ministres. Ce gag fomenté dans la joie eut un large écho médiatique... mais ne fit pas sourire tous les hommes politiques de la région. Le restaurant est romantique à souhait, avec vue sur la calanque, et la cuisine est de bonne facture, provençale ou slave suivant la saison. L'adresse commence toutefois à être très connue et en pâtit un peu.
Hélios, les Embiez
Une belle terrasse fleurie dominant le port, dans un environnement toujours calme. On y a le choix entre des menus classiques et soignés (23 e ou 25 e avec vin) ou la carte avec des spécialités de poissons (environ 40 e hors vin).
Bar du port, les Embiez
Près de la capitainerie, de l'embarcadère et du chantier naval, ce bar est un rendez-vous obligé pour les navigateurs de passage. Autour d'un Ricard - ici on évite de dire pastis -, on y échange des commentaires sur la météo du jour et du lendemain, ou des informations sur les mouillages avec les habitués du coin. L'été, la terrasse sur le quai est agréable mais prise d'assaut à l'heure des navettes.
Mise à jour le Mercredi, 07 Mai 2008 13:36
 
 

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